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samedi, juillet 29, 2006
Hooters
Mon cher mari est heureux en Floride : fini le politiquement correct ici! Comme je le disais, quand ils sort avec ses collègues, ils boivent tous de la bière--au Maryland, personne ne buvait pendant les heures de travail par peur de se faire passer pour un ivrogne. Hier ils ont ajouté l'agréable à l'agréable en allant déjeuner dans un Hooters. Cette chaine de restaurant sert une clientèle d'hommes (surtout) qui peuvent ainsi se sustenter en matant. Les serveuses sont en effet choisies sur certains critères spécifiques, dont un garde-boue avant fort considérable--mais le critère principal est "une apparence générale agréable" (quitte à porter un push-up bra).
Hooters se définit comme "un restaurant de quartier, mais pas familial. Soixante dix pour cent des clients sont masculins, entre 25-54 ans." Il veut offrir à ses clients de pouvoir observer "des cheerleaders américaines, genre surfer girls ou filles d'à coté."
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Il existe plus de 400 restaurants Hooters dans presque tous les États estadouniens.
Le guide des employés, selon Wikipedia, contient les recommandations suivantes que les employées doivent accepter :
- Je devrai porter l'uniforme des Hooters Girls.
- Mon travail exige que j'interagisse avec les clients et que je les amuse.
- Le concept "Hooter" repose sur le sex appeal féminin, les allusions sexuelles sont donc considérées comme normales.
- Je ne considérerai pas mon travail ou mon uniforme comme étant vexants, intimidants, hostiles ou malvenus.
08:35 Publié dans Sacrés estadouniens! | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note



Commentaires
"les allusions sexuelles sont donc considérées comme normales."
Alors ça cela m'étonne beaucoup... quant on voit dans les feuilletons américains la rapidité avec laquelle on se retrouve dans un tribunal pour harcèlement sexuel, je suis étonné qu'un restaurant ose écrire cela en toute lettre dans un règlement intérieur !
Que la serveuse accepte de porter un uniforme "sexy" OK mais qu'on lui fasse accepter par écrit de subir des allusions sexuelles... je reste dubitatif
Ou alors les lois sur le harcèlement sexuel sont plus laxistes au soleil de Floride...
Ecrit par : Jacques Adam | samedi, juillet 29, 2006
Jacques Adam : j'imagine justement que la fille ne peut rien dire si elle connait les regles du jeu... Enfin, j'aimerais pas travailler a cet endroit, des mecs qui me devisagent pendant mon travail, berk berk berk.
Sinon Sandrine merci 1000 fois de m'avoir prevenue pour le magazine Saveur, je l'ai achete aujourd'hui et l'article sur Konya est vraiment super, ca m'a tellement rappele mes vacances en Turquie que j'ai failli avoir les larmes aux yeux !
Ecrit par : Estelle | samedi, juillet 29, 2006
Il faut reconnaitre aussi la grande hypocrisie des Etats unis et aussi sa grande diversité. Le pays où le sexe est partout . C'est aussi le pays ou les gens font des proces et s'indignent de voir un sein nu à télé. (le devoilement du sein janet Jackson).
Ecrit par : mathieu | dimanche, juillet 30, 2006
jacques- oui, je ne sais pas comment cela marche legalement.. sinon, le restau se trouve partout aux etats-unis (non seulement en floride) depuis des decennies. eh bien, c'est le 'dining establishment' prefere de mon frere.
mathieu- je suis tout a fait d'accord. je trouve que le resultat de tous les tabous aux etats-unis (le sexe, l'alcool) est que les gens finissent a y plonger dedans de facon tres malsaine.
de ce que j'ai vu (il etait une fois que j'etais etudiante en france), les jeunes americains s'interessent beaucoup plus a s'ivrogner et a entrer dans les relations sexuelles plus tot et plus intensement.
Ecrit par : ms. miami | lundi, juillet 31, 2006
Comme dit plus haut, c'est précisément pour que Hooters ne soit pas poursuivi en justice qu'ils font signer ce contrat aux serveuses. Après, elles ne peuvent pas dire qu'elles n'étaient pas prévenues. Par contre, y'a rien (apparemment) sur ceux qui font plus que mater et qui veulent tater aussi. Ca, à mon avis, c'est interdit (c'est pas permis pour les stripteaseuses, alors certainement pas pour les serveuses!), et la serveuse serait complètement justifiée de poursuivre le client en justice.
Quand au sein de Janet Jackson, comme je l'ai expliqué à l'époque à des amis français, le problème n'était pas le sein, mais le têton. Elle aurait pu se balader la poitrine nue, tant qu'elle avait les auréoles/têtons couverts, on ne lui aurait rien reproché à part son mauvais goût. Ca prouve bien que les Américains sont des prudes (et des hypocrites) sur ce sujet-là. Sans parler du fait que, à moins d'avoir TIVO et de faire un arrêt sur image, c'était quasiment impossible de voir ce qui s'était passé. Ridicule...
Si vous avez l'occasion, écoutez le sketch de Lewis black sur le "Nipplegate". C'est truffé d'injures, mais c'est à mourir de rire et ça met bien le doigt sur l'hypocrisie du problème.
Ecrit par : Martine | lundi, juillet 31, 2006
Mais tu sais Martine ce n'est pas parce qu'un employeur et une serveuse signent un texte disant qu'ele doit aceepter des allusion sexuelles que le patron est automatiquement couvert.
Un tribunal pourrait juger la clause abusive... et donc nulle... Dès lors que la serveuse l'ait signé ne rentrerait plus en ligne de compte.
Mais si ces restaurants sont là depuis longtemps c'est sans doute qu'ils respectent la loi américaine...
Ca m'étonne que la loi américaine autorise quelqu'un a accepter par contrat de se laisser avilir sexuellement...
Ecrit par : Jacques Adam | lundi, juillet 31, 2006
Pour ceux que ça intéresse il existe également une compagnie aérienne Hooters, elle ne couvre que 2 destinations je crois mais les hôtesses valent le détour, bien sûr... A part ça je me souviens que Hooters a été poursuivi en justice il y a quelques années pour discrimination à l'embauche (je crois).
Ecrit par : Estelle | mardi, août 01, 2006
Un contrat est un contrat, sinon dans le meme ordre d'idee, il n'y aura pas de porno : toutes les actrices de X porterait plainte pour viol ensuite... Donc bon...
Ecrit par : Le Piou | jeudi, août 03, 2006
Un contrat est un contrat ? C'est à dire qu'une fois que c'est signé c'est "coulé dans le bronze" ?
Faux !
Car alors il n'y aurait pas tous ces procès pour contester les termes de contrats bien après que les deux parties aient apposé leur signature
Quant aux actrices pornos, si elles sont violées sur un tournage, c'est-à-dire sont amenées à produire des actes pour lesquels elles ne sont pas consentantes c'est évidemment passible de prison...
Au cas où une actrice porno consentante pour une scène porterait ensuite plainte pour viol, je suppose qu'on se baserait sur un examen médical (y-a-il trace de violence), sur le témoignages des autres personnes sur le tournage, sur le visionnement de la vidéo...
Ecrit par : Jacques Adam | vendredi, août 04, 2006
Ah, et 24 heures après, parce que cela me tourne dans l'esprit je veux rajouter un truc...
Si ce que disait Le Piou était exact, il y a longtemps que le problème du harcèlement sexuel ne serait plus qu'un vieux souvenir aux USA.
Il suffirait que dans chaque contrat de travail l'employé(e) s'engage à ne jamais considérer des propos comme sexistes, qu'il/elle autorise un supérieur hiérarchique à lui faire des avances sexuelles explicites, à lui/elle de répondre négativement à ces dernières... et que sais-je encore...
Si par contrat les firmes américaines pouvaient imposer n'importe quoi à leurs employé(e)s ce serait la fin des droits des travailleurs à la dignité humaine !!!
Ecrit par : Jacques Adam | samedi, août 05, 2006
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