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mardi, mars 28, 2006

Opinions sur les grèves : vu d'ici

Vu sur un blog estadounien (http://crazypolitics.blogspot.com/2006/03/immigration-french-riots-or-religion.html) à propos des grèves :

Oh those crazy Frenchmen. Their country is preparing for a general strike because of the new labor laws that would remove job protections from those under 26 years old.

The slowest growing, least productive, most heavily taxed western economy will once again prove that they would prefer the status quo than actually advancing the possibility of gaining some economic freedom.


Oh ces Frenchies sont dingues. Leur pays se prépare à une grève générale à cause de nouvelles lois du travail qui supprimeraient les protections pour les jeunes de moins de 26 ans.

L'économie la plus lente, la moins productive, la plus taxée de tout l'occident va encore prouver qu'elle préfère le statu quo plutot que la possibilité d'obtenir plus de liberté économique......

Et un autre journaliste enfonce le clou: (et je suis plutot d'accord avec lui--au risque de me faire mal voir par la majorité)


Les besoins de la France sont simples : assimiler une large population musulmane et leurs enfants, payer pour le cout croissant des retraites et des soins de santé,  et pouvoir être concurrentiels au point de vue économique. Mais son économie manque de panache. De2001 à 2005, la croissanc annuelle était en moyenne de 1.6 percent. Par accident et aussi par leur propre faute, les Français ont découragé le travail. L"OECD rapportait récemment :


· De 1994 à 2003 le taux de chomage des adultes de 25-54 ans était de 9.9 %; pour les 15-25 ans, la moyenne était 24%.


· En 2003 les Francais ont passé 1,431 heures au travail, (...)  contre 1,822 heures pour les USA.

· Seule 1 personne sur 6 entre 60-64 ans a un travail en France. Aux USA, c'est une sur deux.


Cela ne peut pas continuer ainsi. (...)Tot ou tard la France devra adopter des politiques qui fassent baisser le chomage, rallongent les heures de travail, retardent l'age de la retraite et coupent dans les avantages promis. 

Mais un jour peut-être.... A chaque fois qu'on veut faire une réforme, il y a une grève. (...)Toutes les protections (contre les licenciement) ont un effet pervers: elles empêchent la création d'emplois. Les entreprises n'embauchent pas, parce qu'il est trop difficile de licencier. C'est une des causes du haut taux de chomage.







 

Trackbacks

The French ‘I don’t wanna Have To Work for a Living Riots’

 
What about the French!
 
 
Just like everyone else, I’ve noticed they’ve been crashing and burning over the past months. They had the Muslim riots and now they have the ‘WAHHHHH, I don’t wanna have to work for a living WAAA...

Trackback par : Blue Star Chronicles | mardi, mars 28, 2006

Commentaires

Oui je suis d'accord que les francais sont toujours en train de faire la greve mais au moins ils ont la foi en leurs convictions et essaient d'etre actifs et de ne pas accepter tout et n'importe quoi. Ici, on travaille comme des tares, et quand je vois que c'est t'as jamais rien et qu'on t'ecoute pas, desolee, mais je regrette les bonnes manifs a la francaise. la croissance, tout le monde n'a que ce mot la bouche. Qu'est ce que ca signifiera dans 100 ans la croissance, qu'au nom de la croissance et de notre economie, on a fait la guerre...?

Ecrit par : joon | mardi, mars 28, 2006

Le problème est que le système est devenu pervers en France. La surprotection de l'employé en est arrivée à la paralysie complète du système. J'ai été vraiment frappée, l'an dernier, lorsque j'ai donné un cours à des étudiants. Ils étaient tout gris et apathiques, complètement convaincus que, de toutes façons, y'avait aucune débouchée pour eux. C'était vraiment très bizarre. Le chômage était élevé quand j'étais étudiante, mais on était pas déprimé comme ça...

C'est pas simple, tout ça. Mais à mon avis, vu que la méthode "surprotection" n'a pas marchée depuis 30 ans qu'elle est appliquée, il est peut-être temps d'essayer de trouver une autre solution!

Ecrit par : Martine | mardi, mars 28, 2006

Martine, c'est pour ca que je pense que le CPE n'est pas une si mauvaise idée. En plus il est limité aux moins de 26 ans.....Je prefererais avoir un travail et obtenir de l'expérience, même en sachant que c'et pour un temps limité, plutot que de ne rien faire parce que personne n'embauche.....Si je dis a une boite "vous m'embauchez definitivement, ou alors je n'en veux pas de votre travail", je doute qu'elle veuille me prendre si j'ai peu d'expérience. Trop risqué. Et si elle m'embauche par le biais du CPE, je pense qu'après deux ans, si je conviens, ils ne vont pas aller me virer pour aller recommencer avec quelqu'un d'autre et le re-former, etc.....la formation et la periode d'adaptation a l;entreprise coutent cher aussi!

Ecrit par : sandrine | mardi, mars 28, 2006

Je suis d'accord avec toi Sandrine mais le problème c'est que le licenciement peut ne pas être motivé. C'est à dire que si t'as une tête qui ne revient plus, tu peux être dehors... par exemple.

Ecrit par : Christine | mardi, mars 28, 2006

De toute façon, que la France le veuille ou non, ils sont entrain de suivre le modele Americain. Regardez, deja ils ont adopte la formule du medecin "primary care physician", des medicaments "generic" ... C'est dur de resister à la competition mondiale.

Ecrit par : Tomate Farcie | mardi, mars 28, 2006

Personnellement, si les gens avec qui je travaille ne peuvent pas me piffrer, j'aime mieux aller voir ailleurs.

Mais mettons qu'il y ait nécessité d'arranger ce point... Cela justifie-t-il de rejeter l'initiative dans son ensemble? De descendre dans la rue et pousser les grands cris? Une fois encore, les Français montrent qu'ils sont incapables de discuter de façon civilisée, et que, avant même d'avoir regarder le détail d'une initiative qui n'est pas bête du tout, ils préfèrent descendre dans la rue pour défouler leurs nerfs et se donner le plaisir périodique de le "mettre profond" à l'Establishment (whatever that is...)

Enfin tout de même, n'est-il pas mieux de passer deux ans à accumuler de l'expérience, plutôt que de se désespérer et de pointer au chômage?

J'ai beaucoup de mal à comprendre ces crispations sociales, où on considère que le patron n'est là que pour vous mettre à la porte et vous entourlouper. Il y a plein de patrons tout à fait décents.

Et si les lois (le carcan, vraiment au point où on en est) du travail étaient assouplies, ça ne veut pas dire pour autant que tout est permis. De quoi EXACTEMENT les Français ont-ils peur? Ils ont un taux de chômage ridiculement élevé chez les jeunes. Est-ce qu'on croit véritablement que ça va être pire si cette loi est mise en oeuvre? Il me semble que le pire est DEJA là, non? Ca vaut peut-être le coup d'essayer quelque chose de nouveau. Parce que, clairement, ce qui a été fait par le passé ne marche, sinon on serait pas dans cette panade...

Pour information, quand j'ai commencé à travailler (dans une organisation internationale), j'ai été engagée pour deux ans. A la fin de cette période, j'aurai très bien pu être remerciée. Mais je faisais l'affaire, alors on m'a gardé. Pourquoi mettre se séparer de quelqu'un de valable dans lequel on a investi temps/argent/formation?

Les dangers n'existent pas que dans un sens. Si quelqu'un de valeur s'en va après un certain temps, c'est une perte sèche pour l'entreprise, qui doit à nouveau trouver quelqu'un et former cette personne.

Le problème, en France, c'est qu'on ne voit les inconvénients que du côté travailleur, comme si c'était l'aune à laquelle tout doit se mesurer. La réalité, c'est que les travailleurs en question considèrent que tout leur est dû, alors qu'en fait, s'il n'y avait pas une personne (oui, le patron) qui prend les initiatives, les responsabilités, les risques, les 60 heures de boulot par semaine minimum pour leur FOURNIR un travail, ben ils en auraient pas, du boulot. Ca mérite quand même un peu de respect, ça, non?

Dans l'autre sens, un bon patron saura reconnaître que sans ses employés, il n'est rien et il agira en conséquence. Je sais que, vu de France, ce que je dis là dois en faire rire plus d'un. Mais le fait est qu'il EST POSSIBLE de vivre sans conflit majeur et en harmonie avec son patron (ça veut pas dire qu'on est toujours d'accord. Mais on discute avant de commencer à se hurler à la figure. Et on se RESPECTE. Une notion qui semble avoir complètement disparue dans les relations employés-patronat en France, malheureusement).

Martine, Française de l'étranger qui en marre de voir son pays faire la révolution pour des choses qui n'en valent pas la peine et ignorer/enterrer des sujets qui, eux, aurait dû être traités voici 20 ou 30 ans de ça...

Ecrit par : Martine | mardi, mars 28, 2006

Ah, vous êtes loin de la France... et vous avez vos raisons pour avoir fait ce choix !
Nous Français de France avons, et je le crois majoritairement, décidé qu'il y avait des limites au libéralisme et que nous ne nous laisserions pas traiter comme des objets qu'on prend et qu'on jette...
Il suffit de voir les premières affaires de licenciement dans le cadre du CNE qui arrivent devant les prud'hommes. Affolant !

J'ai retrouvé une dépêche qui date du 14 février. Elle ne va plus rester très longtemps en ligne, je copie ci-dessous les "cas" qu'elle évoque pour votre édification personnelle

"Nous suivons déjà une dizaine de dossiers : les premiers jugements interviendront dans trois ou quatre mois", explique le responsable du service juridique de la CFDT, Didier Cochuat.
(...)
Ici, c'est un employé remercié pour dix minutes de retard, là une jeune femme licenciée quelques jours après avoir annoncé sa grossesse. Très souvent, les salariés sont renvoyés après avoir réclamé le paiement d'heures supplémentaires.
La CGT évoque le cas d'un salarié licencié après avoir prévenu son patron qu'il devait se faire opérer. La CFTC a reçu l'appel d'un boucher du nord de la France renvoyé pour avoir fait ses courses "en jogging", un jour de repos, dans le supermarché où il travaille habituellement."


J'ai entendu à la télé une autre situation ahurissante. Une entreprise comptant plus de cent salariés a créé une société succursale (c'est pas le terme exact) de moins de 20 salariés pour pouvoir embaucher dans le cadre du CNE. Evidemment les 20 salariés "partagent" la même activité que les 100 autres Cette entreprise a licencié une jeune femme pour laquelle la médecine du travail demandait un siège adapté...

Les Français de France, et je le crois majoritairement, refusent cet état de fait.
Je suis fier d'être Français !!

Ecrit par : Jacques Adam | mercredi, mars 29, 2006

Je ne pense pas que cela soit uniquement une affaire liée au plaisir de manifester ou à un raidissement des français sur des "acquis sociaux". Je crois qu'il y a aussi là un énorme problème de gouvernance de cette société.
N'oublions pas que cette loi est arrivée précipitemment, proposée par un premier ministre dont l'un des objectifs est de prendre de vitesse son ministre de l'intérieur.
N'oublions pas que cette loi été préparée, par le cabinet du premier ministre, sans aucune concertation avec les partenaires sociaux.
N'oublions pas que cette loi a aussi été passée aux forceps du 49-3, en coupant court au débat parlementaire.
N'oublions pas qu'il n'y pas très longtemps des accords, remettant en question le dispositif des retraites en France, ont été trouvés par le gouvernement de Raffarin avec certaines organisations syndicales.
En quoi est-il anormal que des êtres humains essayent de préserver une certaine qualité de vie ?
Qu'est-ce qui permet aujourd'hui de considérer avec une certaine naïveté que les employeurs sont vertueux et qu'il n'y ait nul besoin de conserver un certain nombre de garde-fous ?
Qu'est-ce qui peut faire croire que les employeurs n'ont aucun moyen de se séparer d'un employé ? Il existe pourtant des possibilités de licenciement pour fautes lourdes ou graves, pour raison économique.
Pourquoi penser que les jeunes de ce pays n'ont aucune analyse du contexte économique dans lequel nous nous trouvons.
Pourquoi écarter le fait que malgré l'idéologie libérale qui est depuis de nombreuses années maintenant ce qu'on appelait autrefois "l'idéologie dominante" dans le monde, cette loi n'arrive pas à être acceptée par les français ?
Nous ne sommes plus, depuis longtemps, dans un pays où une élite "éclairée" peut penser et imposer unilatéralement les "bonnes mesures" pour "le peuple". Il demeure heureusement dans ce pays des hommes, des femmes, des organisations qui expriment l'exigence de débats sur les questions qui nous concernent.
Il demeure malheureusement des gouvernants qui oublient de temps en temps qu'on ne gouverne plus aujourd'hui ainsi qu'on pouvait gouverner autrefois.

Ecrit par : Max B. | mercredi, mars 29, 2006

Ce billet aura au moins eu l'avantage de faire sortir les commentateurs du bois ;-)

C'est vrai, nous sommes loin de la France. On n'est plus aussi au courant des réalités (quoique, dans mon cas, je suive plus souvent les journaux que quand j'étais en France). Mais on peut aussi argumenter que nous sommes plus détachés, donc plus objectifs....cela marche dans les deux sens!

Je voudrais ajouter aussi qu'il ne faut pas tomber dans l'excès : je suis sure qu'il y a des patrons qui ont une attitude horrible envers leurs employés. Il y en a ici aussi, j'en connais. Mais j'ai aussi travaillé comme stagiaire en France à deux reprises, et à deux reprises, les patrons voulaient m'embaucher car je convenais. Cela peut donc arriver aussi.

Beaucoup de jeunes entrepreneurs francais préfèrent aller en Angleterre ou au Canada pour créer leur entreprise. Pourquoi? Parce que c'est plus facile, tout simplement. Moins de paperasses, de tracasseries administratives. Cela signifie peut etre un peu moins de protection pour l'employé, mais on gagne d'un coté ce qu'on perd de l'autre : des emplois sont créés.....donc, oui, je trouve que la France gagnerait à être un peu plus souple à ce niveau. Il faudrait aussi peut etre un débat national pour expliquer aux jeunes francais que des concessions seront nécessaires, des deux cotés. Et un peu plus d'ouverture de la part des politiques.

Ecrit par : sandrine | mercredi, mars 29, 2006

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